mardi 5 janvier 2010

Abatar (ah ah ah)


Chers amis, que dis-je..? chers fans! Pour être franche je n'avais pas l'intention de faire d'observations sur Avatar mais face à vos nombreux commentaires et courriels, je suis obligée de faire face et de vous donner mon humble avis. J'espère juste que vous ne m'avez pas attendu pour aller le voir, je sais que mon opinion compte pour vous mais c'est bien aussi que vous fassiez vos propres choix cinématographiques.
A douze ans on a vu Titanic de James Cameron, on a rêvé de devenir les rois du monde cheveux au vent enlacée par Leonardo, on a beaucoup pleuré et on a été toute émoustillée par la scène d'amour dans la voiture embuée. Donc quand Avatar est sorti on s'est dit que ça allait être du lourd... et en effet c'est lourd, très lourd même. Pour ceux qui ne le savent pas encore, Avatar c'est l'histoire Jake Sully, un militaire qui vient infiltrer la planète Pandora et ses habitants les Na'vi en entrant dans la peau d'un "avatar" pour mieux leur piquer leurs richesses. Entre temps, patatra, il tombe amoureux d'une autochtone et se range finalement du côté de ses nouveaux potes. Le scénario est donc plutôt prévisible, des gentils, des méchants, une histoire d'amour et une civilisation a sauver le tout pendant... 2h50 affublé de jolies lunettes pour pouvoir profiter du spectacle en 3D. Le problème c'est qu'on a très vite les yeux qui fatiguent alors que ce n'est pas vraiment justifié... en effet je n'ai pas trouvé la 3D bien exploitée, ça part dans tous les sens, on ne sait pas ou poser son regard surtout au cours de la loooongue scène de combat final qui est oculairement harassante... et j'ai trouvé, un peu ridicule. On y voit des soldats américains supers méchants avec des gros muscles et des grosses veines sur le front dans des supers hélicoptères armés jusqu'aux dents et increvables contres les pauvres Na'vi qui certes, possèdent eux des dragons volants mais ne sont armés que d'arcs et de flèches.
Bon, en fait c'est pas si nul que ça... j'avoue, les décors sont chouettes, la faune et la flore sont vraiment impressionnants et j'ai adoré les fleurs fluorescentes qu'on voit un peu partout. Niveau acteurs, Sam Worthington est plutôt canon (il faut le dire) et dans la vraie vie il n'est pas paralysé (moi j'y ai cru). C'est aussi assez marrant de voir Sigourney Weaver en géante bleue à la démarche de singe et à la tête de chat, ça en fait oublier sa piètre prestation et son personnage de chercheur au grand cœur à la limite du ridicule.
Pour finir je citerai James Cameron qui s'exprime à propos de son film: "Ce film a été fait pour l'ado de 14 ans qui vit en moi", citation à laquelle je me permet d'ajouter un conseil: si vous avez plus de 14 ans n'allez pas voir Avatar.



Je trouvais que ce post manquait de musique (allez directement à 2'51) alors je vous met un petit coup de Céline Dion que j'écoutais en boucle en 1997. Je pense que c'est ce qui manquait à Avatar, une bande originale chantée par Céline Dion...

Sur ce je vous souhaite une bonne année!

mardi 29 décembre 2009

Musique de cave

Alors que Clotilde Reiss est toujours sous contrôle judiciaire à Téhéran et que de lourdes charges continuent à peser sur elle, sortait mercredi dernier les chats persans, nouveau film du réalisateur iranien Bahman Ghobadi dans lequel il fait le portrait de Negar et Ashkan, deux jeunes iraniens tout juste sortis de prison qui tentent de monter un groupe de rock indépendant et espèrent pouvoir partir pour l'Europe. A la recherche de musiciens, ils parcourent la ville et rencontrent d'autres artistes clandestins. De la musique traditionnelle au groupe de rap, on parcourt Téhéran à travers le regard de ces jeunes gens qui ne demandent pas autre chose que de faire la musique qu'ils aiment. C'est alors l'occasion de belles rencontres et de dialogues incisifs qui ne pourrons pas vous laisser indifférents! Si cinématographiquement je n'ai pas trouvé ça transcendant, ça m'a bien fait cogiter. Les questions et les problèmes que Negar et Ashkan soulèvent, des choses qui nous paraissent fondamentales, qui nous sont acquises et évidentes ne le sont absolument pas pour ces jeunes qui nous ressemblent en tous points, la liberté en moins. Et en plus d'être drôles et attachants leur musique est aussi très chouette, elle s'écoute ici.
Et pendant qu'on y est on fait ce qu'on peut pour la liberté en signant la pétition pour Clotilde Reiss.

vendredi 18 décembre 2009

Apocalypse

Chochottes et âmes sensibles s'abstenir, Viggo Mortensen et son petit garçon en derniers survivants du monde vont vraiment vous surprendre, pour ma part, je suis ressortie toute émotionnée par cette mise en scène de la terre dévastée et de ce père et son fils qui tentent de survivre. C'est la loi du plus fort, on croise des anthropophages prêts à tout pour déjeuner, des bandits, des pauvres types perdus, des gens terrorisés et des cadavres à la pelle. Les deux héros évoluent dans ce monde en apparence manichéen avec d'un côté les méchants (très très méchants) et les gentils qui "gardent la flamme" (il faut le dire en portant la main sur son cœur) et puis les autres, ceux qu'on croit être méchants mais qui ne font qu'essayer de survivre. On se trouve en fait confronté à un dilemme de civilité plutôt intéressant, comment lorsque tout est foutu ne pas basculer dans le côté obscur de la force? Réflexion aussi sur le suicide, mais comment font-ils pour tenir alors que tout leur est hostile, la nature et les hommes, que tout est mort autour d'eux? Peut être l'égoïsme du père qui tente de garder ce qui lui reste d'humanité à travers son fils...
Malgré la fin un peu facile, rien à redire sur la prestation de Viggo Mortensen (comme d'hab') et du petit garçon trop mignon (Kodi Smith-Mc Phee), les paysages magnifiques et certaines scènes vraiment flippantes.
Je regrette vraiment de ne pas avoir lu le livre de Cornac Mc Carthy avant...

mardi 8 décembre 2009

Survivor


Tsss... mais non je n'ai pas déserté! Yè soui là! J'ai simplement affronté une grippe, je m'apprête à combattre les partiels et si on rajoute à ça un mémoire, un boulot et un semblant de vie sociale... ben ça me laisse plus beaucoup de temps. Et quand bien même, Moustache surveille le blog...
Ok, j'arrête de me plaindre. J'ai quand même réussi une incursion dans les salles ces derniers jours pour voir deux films dont je ne dirais qu'un mot (faute de temps, d'intérêt et soyons francs de volonté).


Fin de la quarantaine, retour à la civilisation après la grippe, sortie familiale pour aller voir le Vilain, très drôle mais sans plus d'ambition. Albert Dupontel et Catherine Frot sont excellents comme d'habitude mais n'y allez pas pour voir un chef d'œuvre.
On se prend un peu plus la tête avec Canine, produit de la "nouvelle vague grecque" au pitch séduisant: trois grands ados vivent cloitrés dans leur maison avec la peur de l'extérieur alimentée par leurs parents qui tentent ainsi de les protéger. C'est bien joué, bien filmé, original, mais je trouve que l'idée n'est pas assez exploitée ou alors de façon bizarre, à tel point que ça frise parfois le ridicule en voulant choquer ou donner dans l'humour absurde. Allez y juste pour la scène finale qui résume bien l'ensemble du film (ou pas).

samedi 14 novembre 2009

"je vous baise claleuresement"


Attention, le texte suivant se lit en écoutant ma compile Tchaïkovski:
C'est bien hein? Personnellement j'ai une préférence pour Casse -Noisette et pour le Lac des cygnes que j'écoutais beaucoup quand j'étais petite... mais rassurez vous, pas besoin de s'y connaître en musique classique pour aller voir le concert, il faut juste aimer et tout paraît plus beau.
Alors que dire sur LE film du moment, au cœur de toutes les conversations et sur lequel on ne tarit pas d'éloges. Eh bien pas grand chose, je crois que tout à été dit et je suis un peu plus nuancée... peut être justement parce qu'on en a trop dit!
C'est vrai que c'est une comédie plutôt sympathique, drôle même si tout est basé sur des clichés invraisemblables sur les russes et les juifs, le début du film est hallucinant, les personnages biens trouvés avec une mention spéciale pour Aleksi Guskov en chef d'orchestre un peu chamboulé sans oublier bien sur Mélanie Laurent toujours aussi jolie, ce qui a tendance à énerver surtout quand on sait qu'elle sort avec Damien Rice (hé ouais).
Alors oui, la scène finale est superbe, l'émotion monte crescendo portée par la musique mais c'est quand même un peu mièvre tout ça, d'autant plus que durant tout le film il n'y pas vraiment de suspense, c'est du tout cuit et ça s'avale tout seul, pas besoin de réfléchir, on se laisse porter par la musique et toutes ces bonnes intentions et c'est sans doute pour ça qu'on aime en fin de compte.

lundi 9 novembre 2009

"les bébés aiment respirer et le cachent bien"


Après les noces rebelles, film oh combien dépressif et oppressant, Sam Mendes, qui est aussi le réalisateur de American Beauty qu'on se le dise, nous présente Away We Go, road trip existentiel sur la question de la parentalité. Burt et Verona partent en quête d'une famille et d'un endroit qui pourra les accueillir eux et leur futur enfant et où ils pourront le mieux possible élever ce dernier. C'est alors l'occasion de rencontrer différentes familles, différents schéma parentaux plus ou moins équilibrés et parfois assez caricaturaux, de la mère névrosée, mère poule ou mère hippie (Maggie Gyllenhaal complètement illuminée et hippocampée), mais ces modèles s'avèrent tous avoir leurs failles... Burt et Verona eux, cherchent la perfection et y croient vraiment.
Malgré la répétitivité des portraits de couples dont on se lasse un peu trop rapidement, on apprécie tout de suite Burt et Verona couple d'inadaptés, couple loose mais John Krasinki et Maya Rudolph boostent réellement le film par leur humour et leur tendresse. Pas aussi incontournable que la presse nous le rabâche, ça vaut quand même le coup de se déplacer pour le style décalé, l'humour acidulé et le thème de la parentalité et de la famille traité avec légèreté. Sam Mendes est définitivement plus cool quand il ne se prend pas au sérieux et du coup il remonte dans mon estime.

mercredi 4 novembre 2009

Petits pervers

Le ruban blanc, dernier film de Michael Haneke a tout pour séduire. Palmé au dernier Festival de Cannes, un scénario intrigant, de belles images à la grande puissance évocatrice dont on a looonguement entendu parlé et dont on a pu lire dans toutes les critiques qu'elles avaient été tournées en négatif puis retouchées en numérique ce qui donne une fooormidable impression de luminosité et de brillance. Et puis quand même, c'est le dernier Haneke! Ce qu'on sait moins, c'est que c'est un tantinet chiant...
Il se passe des choses étranges dans un petit village protestant de l'Allemagne du XXième siècle. Huis clos entre les habitants et gros plan sur les enfants qui n'ont pas l'air jojo, ce qui n'est pas étonnant lorsqu'on découvre les parents et l'ambiance de folie qui règne au village. Les enfants c'est justement le point essentiel du film et je ne dévoile rien, en disant que ce sont eux les responsables des crimes qui frappent le village, on s'en rend très vite compte. Ces enfants sont présentés comme des êtres pervers et malveillants qui s'en prennent à peu près à tout le monde: animaux, enfants, adultes et même aux handicapés sans qu'on comprenne vraiment pourquoi. Pure sadisme? Fin de l'innocence? Vengeance? L'atmosphère s'en ressent, elle est glacée, il y a quelque chose de malsain dans l'air, mais sans plus. Les personnages n'ont pas l'air d'avoir peur et se contentent de subir les choses pendant... deux heures et demie! Oui, le rythme est plutôt étiré, c'est clairement un parti pris, on n'aime ou on aime pas. On attend que l'action s'emballe un peu, et puis rien. J'ai vécu les trois quarts du film comme une stagnation et le dénouement qui ne dénoue rien, comme un piétinement. A plusieurs reprise j'ai pensé à Un roi sans divertissement de Giono et l'adaptation au cinéma de François Leterrier pour les plans sur le village faussement paisible, pour les paysages de la campagne enneigée ou encore pour les figures expressives des habitants avec leurs bonnes têtes de villageois (ici des protestants allemands psychorigides), mais la psychose en moins. La tension qu'on retrouve tout à fait dans Caché et bien sur dans Funny Games est dans le ruban blanc plus sous-jacente et c'est bien dommage...
Je reste donc mitigée pour ce dernier Haneke, avec la désagréable impression d'être passée à côté de la beauté et de l'horreur des images et de l'atmosphère du film.