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mardi 15 juin 2010

"Qui a commandé des saucisses ?"



Découvrez la playlist satc avec Helen Reddy

Découvrez la playlist satc avec Helen Reddy
Sex and the City c'est le mauvais film qu'on attend toutes avec impatience. Pourquoi ? Pour voir Carrie déambuler dans son appart' de magazine en talons aiguilles et peignoir de soie, attendant Big, qui est selon moi l'incarnation parfaite du gentleman, gentil, prévenant, attentionné, romantique et tout et tout. Mais aussi parce qu'on s'est passionnées pour la série et que même si c'est devenu purement commercial on aime bien retrouver les filles de Sex and the City qu'on a toutes eu envie d'être. Moi ma préférée c'est Miranda.
Après le mariage rocambolesque de Carrie dans le premier épisode, on retrouve cette fois les filles, toujours aussi déchaînées, à Abou Dabi. Charlotte tente d'échapper à ses enfants insupportables, Samantha est en pleine ménopause, Miranda ne s'épanouit pas dans son nouveau cabinet d'avocat et Carrie voit son mariage s'encroûter quand Big fait rentrer la télé dans la chambre et préfère se détendre sur le canapé en rentrant de la bourse plutôt que de courir les soirées les plus bling bling de New York. Oh-my-god ! Mais que va devenir Carrie ?! La réponse en 2h30, oui c'est long, surtout que le début est laborieux, mais ce deuxième volet est tout de même mieux que le premier. Bien qu'on ait l'impression d'être dans une pub pour les Émirats Arabes Unis c'est quand même du bon divertissement, tout se joue sur les clichés et les stéréotypes mais ça marche. Le choc des cultures entre  américains et musulmans est aussi bien sûr exploité et surtout à prendre au premier degré ! Il ne faut donc pas y aller en espérant trouver plus que des histoires de chiffons, de mecs et du bling bling, mais de toute façon on en demande pas plus à Carrie et ses copines.

mercredi 21 avril 2010

7 fois à terre, 8 fois debout...

C'est la devise d'Elsa qui tente de décrocher un job pour pouvoir payer son loyer et renouer des liens avec son fils. Elle rencontre Mathieu, son voisin, dans la même situation qu'elle. Une amitié se noue et on assiste aux aléas de leur quotidien qui devient de plus en plus précaire.
Même si le sujet du film est vraiment dans l'air du temps : chômage, précarité du travail, travailleurs pauvres etc le scénario est un peu trop simple et le film doit tout à ses acteurs. Denis Podalydès, que l'on voit trop peu, est irrésistible (comme toujours) dans son personnage un peu paumé qui subit les événements et se laisse porter aux fil des entretiens d'embauches que j'ai trouvé hilarants. Le personnage de Julie Gayet, Elsa, est lui un peu plus difficile à cerner et s'égare complétement à la fin du film ce qui est dommage. C'est d'ailleurs le cas pour la totalité du film, avec une première demie heure bien menée, mais on a ensuite l'impression d'une longue dérive, un peu à l'image des personnages, dans laquelle on se noie un peu.
Une chose m'a quand même frappée, c'est le flegme des personnages et surtout de Mathieu  qui au fil de sa marginalisation et dans les pires situations, notamment lorsqu'il devient sans domicile continue à se persuader que tout va bien se passer...
A noté aussi la musique très sympa signée Hey Hey My My qui égaie un peu tout ça. Je vous ai donc fait une petite compile

Découvrez la playlist hey hey my my avec Hey Hey My My

jeudi 1 avril 2010

Arnaque moi!


Attention le texte suivant ce lit en écoutant Time of my life (ci dessous) histoire de se mettre dans l'ambiance. (Je n'ai pas pu m'empêcher de rajouter She's like the wind).

Découvrez la playlist l'arnacoeur avec Bill Medley & Jennifer Warnes

Trois bonnes raisons d'aller voir l'arnacoeur :
1- Romain Duris joue dedans.
2- Romain Duris danse torse nu sur Time of my life de Dirty Dancing.
3- Romain Duris est trop beau (c'est une bonne raison de se déplacer).
Alors inutile de vous dire que j'ai savouré ces 1h45 de film dans lequel Romain Duris joue les briseur de couple professionnel mais pour la bonne cause, puisqu'il s'agit d'ouvrir les yeux à des femmes mal accompagnées. Bon, certes le scénario est un peu convenu mais c'est  vraiment drôle et les acteurs sont tip top, François Damiens (ou l'excellent François l'embrouille) joue les féru de technologie genre mission impossible mais en un peu plus benêt et Vanessa Paradis, la jolie fille à séduire, qui même si elle est trop maigre et qu'elle a pris un petit coup de vieux est toujours aussi jolie et sympathique. Je ne vais pas en rajouter sur Romain Duris, mais je peux vous le dire sans rien gâcher : il séduit Vanessa Paradis en la faisant danser sur la choré de Time of my life. Romain Duris est aussi un excellent danseur! Bref, tout ça donne une comédie romantique pétillante qui n'a rien à envier aux comédies américaines et moi je dis bravo.
Je pense demander à mon brun ténébreux personnel de se mettre à la danse... ça tombe bien, un week end de trois jours se profile héhé.

mardi 29 décembre 2009

Musique de cave

Alors que Clotilde Reiss est toujours sous contrôle judiciaire à Téhéran et que de lourdes charges continuent à peser sur elle, sortait mercredi dernier les chats persans, nouveau film du réalisateur iranien Bahman Ghobadi dans lequel il fait le portrait de Negar et Ashkan, deux jeunes iraniens tout juste sortis de prison qui tentent de monter un groupe de rock indépendant et espèrent pouvoir partir pour l'Europe. A la recherche de musiciens, ils parcourent la ville et rencontrent d'autres artistes clandestins. De la musique traditionnelle au groupe de rap, on parcourt Téhéran à travers le regard de ces jeunes gens qui ne demandent pas autre chose que de faire la musique qu'ils aiment. C'est alors l'occasion de belles rencontres et de dialogues incisifs qui ne pourrons pas vous laisser indifférents! Si cinématographiquement je n'ai pas trouvé ça transcendant, ça m'a bien fait cogiter. Les questions et les problèmes que Negar et Ashkan soulèvent, des choses qui nous paraissent fondamentales, qui nous sont acquises et évidentes ne le sont absolument pas pour ces jeunes qui nous ressemblent en tous points, la liberté en moins. Et en plus d'être drôles et attachants leur musique est aussi très chouette, elle s'écoute ici.
Et pendant qu'on y est on fait ce qu'on peut pour la liberté en signant la pétition pour Clotilde Reiss.

mardi 8 décembre 2009

Survivor


Tsss... mais non je n'ai pas déserté! Yè soui là! J'ai simplement affronté une grippe, je m'apprête à combattre les partiels et si on rajoute à ça un mémoire, un boulot et un semblant de vie sociale... ben ça me laisse plus beaucoup de temps. Et quand bien même, Moustache surveille le blog...
Ok, j'arrête de me plaindre. J'ai quand même réussi une incursion dans les salles ces derniers jours pour voir deux films dont je ne dirais qu'un mot (faute de temps, d'intérêt et soyons francs de volonté).


Fin de la quarantaine, retour à la civilisation après la grippe, sortie familiale pour aller voir le Vilain, très drôle mais sans plus d'ambition. Albert Dupontel et Catherine Frot sont excellents comme d'habitude mais n'y allez pas pour voir un chef d'œuvre.
On se prend un peu plus la tête avec Canine, produit de la "nouvelle vague grecque" au pitch séduisant: trois grands ados vivent cloitrés dans leur maison avec la peur de l'extérieur alimentée par leurs parents qui tentent ainsi de les protéger. C'est bien joué, bien filmé, original, mais je trouve que l'idée n'est pas assez exploitée ou alors de façon bizarre, à tel point que ça frise parfois le ridicule en voulant choquer ou donner dans l'humour absurde. Allez y juste pour la scène finale qui résume bien l'ensemble du film (ou pas).

mercredi 7 octobre 2009

Parce qu'on y a tous cru...

... et qu'on s'est fait avoir! Qui n'a pas un jour connu un amour contrarié? (les amours de primaire comptent aussi). Eh bien c'est ce qui arrive à Tom, Joseph Gordon-Levitt le frère caché de Heath Ledger (si si), qui rencontre la douce Summer (Zooey Deschanel, Elle dans She & Him). Tom tombe raide dingue de la belle qui ne voit, elle dans leur relation qu'une amitié améliorée. Je n'en dis pas plus, mais je vous conseille vivement d'aller le voir!
Si comme moi vous adorez les comédies romantiques vous allez être servis. Ici pas de Julia Roberts ni de Hugh Grant, point de mièvrerie et de sentiments dégoulinants mais juste ce qu'il faut d'humour, de rêve et de romantisme tout en gardant un pied dans la dure réalité des relations hommes/femmes. C'est le renouveau du genre, la comédie romantique du XXIème siècle! Nick and Norah's infinite paylist avait déjà donné le ton avec deux jeunes gens qui nous ressemblent étrangement et une histoire d'amour telle qu'elle peut vous arriver en sortant de chez vous. Avec 500 jours ensemble on est plus dans le monde des adultes avec une histoire forte et des sentiments qui ne sont pas pris à la légère mais le tout reste frais et pétillant. On s'identifie totalement aux personnages, Tom ou Summer, avec au choix la recherche du grand amour ou bien l'envie d'un "PQR" amélioré.
En plus ils écoutent la même musique que nous! Premières secondes du film, Regina Spektor et mon coeur fait boum! Suivent les Smiths, Doves, Simon and Garfunkel, Wolfmother, les Blacks lips (pour le connaisseur) et même... même Carla Bruni qui musicalement a traversé l'Atlantique (je n'en dit pas plus, je tiens à mon petit blog et par les temps qui courent on ne sait pas ce qui peut arriver).
Bref, n'allez pas voir la demande en mariage de Sandra Bullock mais courrez voir les déceptions sentimentales de Joseph Gordon-Levitt!

Et comme je suis méga cool je vous ai fait un petit best of de la BO du film avec en plus le délicieux Please, Please, Please de Zooey Deschanel!

Découvrez la playlist 500 jours ensemble avec Regina Spektor


vendredi 25 septembre 2009

Bocal à poissons

Le poisson c'est Mia, prisonnière du bocal familial et qui essaye tant bien que mal d'en sortir. Le pécheur miraculeux c'est Connor, le nouvel et parfait amant de sa mère un peu paumée. Sur fond de misère sociale et de break dance, le spectateur de l'autre côté de l'écran/vitre, assiste à l'évolution de ces personnages à vif. Mia, qui cherche à s'échapper de son quotidien d'adolescente en crise par la danse et par les espoirs qu'elle met en Connor en qui elle voit un père mais aussi un amant; Connor, le père et l'amant idéal, confronté à ses sentiments ambigus pour Mia, entre protection et inceste.
Un peu à la manière de Ken Loach, Andrea Arnold met en avant le mal être quotidien de gens ordinaires dans la banlieue anglaise. Si le fond de l'histoire est des plus simples, les turpitudes d'une adolescente en crise livrée à elle même, les acteurs portent le film à bout de bras par leur présence et leur sensibilité. Je ne vais pas revenir sur la fameuse Katie Jarvis, absolument parfaite et encensée par la tout le festival de Cannes et qui a tendance a éclipser l'excellent et beau (ce qui ne gâche rien) Michael Fassbender, que vous avez pu voir dans Inglorious Basterds mais aussi dans le remarquable Hunger.
Donc un bon point pour Fish Tank avec en plus pleins de belles images: un cheval blanc qu'il faut libérer, un ballon dans le ciel, des couchés de soleil et le tout sans être cucul.

jeudi 25 juin 2009

Pas si clean que ça...

Autant vous le dire tout de suite, si vous avez aimé Little Miss Sunshine vous allez être déçu par Sunshine Cleaning qui est selon moi beaucoup moins brillant (hé hé).
Après avoir rit, tremblé et pleuré devant Little Miss Sunshine je m'attendais ici à retrouver les mêmes sensations bien que l'histoire soit complètement différente et beaucoup moins légère puisqu'il s'agit de Rose, femme de ménage et mère célibataire qui à besoin de trouver de l'argent rapidement pour envoyer son fils surdoué (ou complètement barge) dans une école privée. Sur les bons conseils de son amant et policier elle monte sa propre affaire de nettoyage, du nettoyage un peu particulier puisqu'il s'agit de passer sur des scènes de crimes. Après avoir convaincue sa sœur Nora, les voilà lancées dans ces nettoyages à faire frémir (et vomir). C'est aussi l'occasion de rentrer un peu dans la vie de ces personnes mortes ce qui fait ressurgir un passé douloureux pour les deux sœurs.
Je n'ai pas rit mais plutôt sourit, je ne me souviens pas avoir tremblé mais j'avoue quand même avoir un peu pleuré, ce qui n'est pas un gage de réussite pour ce film qui bien qu'assez efficace sur le coup laisse un goût de déjà vu malgré une idée de scénario alléchante et des personnages émouvants; on retrouve notamment le grand père de Little Miss S qui incarne toujours son rôle de papi attendrissant et imprévisible bien qu'un peu moins barré pour cette fois ci.
Donc finalement, petite déception pour gros espoirs, c'est le genre de film assez prévisible qu'on ne regrette pas d'avoir vu mais qu'on aura oublié demain...

Je compte prochainement aller voir le film de Riad Sattouf qui ne peut être que délicieux et croustillant quand on connaît ses BD, alors je vous dirai bientôt si j'ai été séduite par ses beaux gosses... affaire à suivre.

mardi 9 juin 2009

Et Dieu créa Cantona

Éric Bishop perd les pédales, sa vie sentimentale est un désert, ses enfants sont à la dérive, le foot n'est plus ce qu'il était et Lilly le hante. Heureusement qu'il y a Eric, l'autre Eric, Cantonna qui le soir vient coacher son fan en souffrance qui peu à peu reprend goût à la vie.
C'est drôle, touchant et il y a même un petit côté magique avec ce Cantona ange gardien qui laisse peu à peu la place aux vrais amis d'Eric soudés comme une équipe de foot. Une belle comédie donc, à la fois sociale et romantique et où le foot ne sert finalement que de trame de fond (ouf).