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lundi 9 novembre 2009

"les bébés aiment respirer et le cachent bien"


Après les noces rebelles, film oh combien dépressif et oppressant, Sam Mendes, qui est aussi le réalisateur de American Beauty qu'on se le dise, nous présente Away We Go, road trip existentiel sur la question de la parentalité. Burt et Verona partent en quête d'une famille et d'un endroit qui pourra les accueillir eux et leur futur enfant et où ils pourront le mieux possible élever ce dernier. C'est alors l'occasion de rencontrer différentes familles, différents schéma parentaux plus ou moins équilibrés et parfois assez caricaturaux, de la mère névrosée, mère poule ou mère hippie (Maggie Gyllenhaal complètement illuminée et hippocampée), mais ces modèles s'avèrent tous avoir leurs failles... Burt et Verona eux, cherchent la perfection et y croient vraiment.
Malgré la répétitivité des portraits de couples dont on se lasse un peu trop rapidement, on apprécie tout de suite Burt et Verona couple d'inadaptés, couple loose mais John Krasinki et Maya Rudolph boostent réellement le film par leur humour et leur tendresse. Pas aussi incontournable que la presse nous le rabâche, ça vaut quand même le coup de se déplacer pour le style décalé, l'humour acidulé et le thème de la parentalité et de la famille traité avec légèreté. Sam Mendes est définitivement plus cool quand il ne se prend pas au sérieux et du coup il remonte dans mon estime.

mardi 29 septembre 2009

Maïté made in USA

Ok, c'est pas très sympa, la ressemblance n'est pas flatteuse... Cependant il y a dans Julia Child, la célèbre cuisinière américaine, certaines similitudes avec notre Maïté nationale. Outre ses talents de cuisinière, Julia Child incarnée par l'excellentissime Meryl Streep est elle aussi un puissant gabarit, avec une voix de tête très prononcée (et là je met un bémol, Meryl Streep en fait un peu trop, ça devient presque agaçant).
Julie et Julia, c'est donc l'histoire de cette Maïté américaine mordue de cuisine française, croisée avec celle de Julie, une femme qui cherche à donner un sens à sa vie et décide donc d'ouvrir un blog dans lequel elle se lance le défit de réaliser les cinq cent recettes de Julia en un an (Wouhou, ça c'est prendre sa vie en main!).
On en prend donc plein les papilles, je vous conseille d'ailleurs de manger avant, histoire de ne pas faire de folies de bouche en sortant, et en plus c'est drôle! Si si. En général il en faut beaucoup pour me faire rire, je ne suis pas du genre à me dérider facilement (au cinéma en tout cas) et bien là, j'ai franchement ri. Bon, c'était pas la grosse marade non plus, mais il y a quelques répliques bien trouvées, des gags qui font leur effet, Meryl Streep est hallucinante et il y a un chat sympa (j'aime bien quand il y a des chats). Bref, notre ventre et nos zygomatiques sont touchés donc ça ne peut que marcher et ça fait même oublier les quelques longueurs de la fin.

samedi 11 juillet 2009

Le misanthrope et la blonde

Autant vous prévenir tout de suite je ne suis pas une grande fan de Woody. Je vais voir ses films, je trouve ça sympa bien que souvent moyen et quelque peu prétentieux. Ceci dit, j'ai bien aimé cette dernière comédie que je vous conseil d'aller voir avec un pote avant de sortir, un peu comme un apéritif, une mise en bouche avant une folle soirée. Car bien que détestable à souhait, Larry David alias Boris, vous détend les zygomatiques comme il faut!
Le pitch est plutôt simple même si plusieurs éléments viennent compliquer les choses par la suite; Boris est une espèce d'ours qui vit seul, qui a raté un prix nobel de physique son mariage et son suicide. Un soir il tombe sur Melody Sainte Anne Celestine (ouais m'sieur), jeune fille du sud, blonde écervelée qui réussi à s'incruster chez le vieux grincheux. Après quelques temps de cohabitation, le duo improbable fini par se marier et tout semble rouler jusqu'à ce que les parents de Melody aussi barrés l'un que l'autre débarquent successivement chez le jeune couple.
Ce n'est sans doute pas le meilleur Woody Allen, mais tout est là, la rencontre des personnages que tout oppose, les dialogues menés à la baguette, les répliques ping pong, on s'y retrouve et ça s'avale tout seul. En plus j'ai été bluffée par Evan Rachel Wood formatée en Scarlett Johanson, c'est très impressionnant, j'ai cru que c'était elle sur l'affiche jusqu'à la voir à l'écran.
Sur ce, chers amis, je vous laisse et m'en vais voir l'association Johnny Depp / Micheal Mann, du lourd!

lundi 29 juin 2009

"Tête de cul de l'univers"

Acnée, appareils dentaires, peaux grasses, blagues potaches, branlettes et roulage de pelles en bon et du forme, Hervé et Kamel sont les deux beaux gosses de la classe comme on en a tous connu. A l'époque on les trouvait lourds et on préférait ne surtout pas être vus en leur compagnie aujourd'hui on les retrouve avec plaisir au travers de ces deux ados en mal d'amour et de sexe, bébêtes, boutonneux et mal habillés. Ils ont de belles têtes de vainqueurs, de l'ironie, du second degré et de l'auto dérision à revendre.
On rit beaucoup, on est émus aussi en les voyant évoluer au gré de leurs premiers émois amoureux qui nous rappellent forcément nos premiers baisers avec appareils dentaires mais aussi nos premiers chagrins d'amour... Tout est vrai! On fait un bond de dix ans en arrière et on se retrouve en classe de 3ème. Les acteurs sont parfaits et je donne une mention spéciale à Kamel, criant de vérité et dont le personnage encore plus loser que son pote Hervé est à se tordre de rire, mais tellement attachant...
Donc big up aux beaux gosses (on disait "goss'beaux" quand j'étais au collège) dont on tombe sous le charme dès les premières minutes même si on se rend vite compte qu'il n'y a pas vraiment d'intrigue et de suspense et que le film s'écoule un peu comme docu-fiction sur la vie des ados.

mercredi 27 mai 2009

Toute l'histoire de ses échecs sexuels


Je commence avec ce film, toute l'histoire de mes échecs sexuels (et là puriste, tu te dis que je commence très fort). Je n'avais pas vraiment prévu de le voir même si autour de moi ceux qui y sont allés ne m'en ont dit que du bien. Mais une fois arrivée au cinéma et après une après midi de shopping j'avais bien envie de me poser pour déguster mon goûter alors ni une ni deux, direction le cinéma! A l'arrivée, une loooooongue queue, celle pour étreintes brisées allait me décourager mais je vois au dernier moment que le récit des échecs sexuels de Chris Waitt commence à peine.
Il s'agit donc de ce jeune homme, en pyjama et pas coiffé sur l'affiche, qui essaye de comprendre comment et pourquoi il a pu se faire larguer par absolument toutes ses petites copines. Il décide donc d'en faire un documentaire basé sur les interviews de celles ci qui refusent les unes après les autres ou presque. On passe donc par la rencontre avec la petite amie d'enfance, les rencontres via internet, la consultation chez le médecin pour impuissance qui s'en suit d'une prescription de viagra qui tourne mal, une expérience sado-masochiste hilarante qui fait frémir le slip du public masculin (vous savez, un peu comme dans Teeth lorsque la fille "mord" le pénis des types...) bref on a parfois l'impression que Chris s'égare et qu'il tourne un peu en rond, mais le ton léger et le second degré nous le font très vite oublier d'autant plus qu'on se rend compte qu'il n'est pas aussi lourd et handicapé des sentiments qu'on pourrait le croire puisqu'au final il comprend que tout est du à une rupture qui l'a bouleversé et dont il n'a pas vraiment fait le deuil ce qui lui permet une fois qu'il en a pris conscience de commencer une nouvelle histoire et aussi d'arrêter le viagra. Happy end!